À Saint-Quentin-lès-Beaurepaire (49), la salle dédiée à ce sport est un véritable lieu de vie, alors que tous les commerces et tous les cafés du village ont disparu.
Mais le jeu est encore compliqué par le fait que le terrain n'est pas plat. En forme de gouttière, de 20 mètres de long sur 7 mètres de large, il possède des bords fortement relevés, ce qui contraint le joueur à anticiper les mouvements complexes de la boule lancée.
Selon certaines versions, d'ailleurs contestées, ce jeu viendrait de l'habitude des mariniers de la Loire qui auraient occupé leur temps d'attente en jouant au fond des bateaux.
"La Concorde", à Saint-Quentin-lès-Beaurepaire (Maine-et-Loire), est l'une des 400 sociétés de boule de fort existant encore dans les départements ligériens (essentiellement le Maine-et-Loire, l'Indre-et-Loire, la Sarthe et la Mayenne).
La salle de jeu comprend une partie café, où l'on peut aussi jouer aux cartes et casser la croûte. "Il n'y a plus rien dans le village pour discuter, boire un verre, à part ici", explique Josette. "On se retrouve tous les vendredis, et on organise cinq challenges par an".
Malgré quelques expressions un peu machistes de temps en temps, elle se plaît bien au milieu de ces messieurs. "Et elle joue bien, elle nous surprend !", lance un des joueurs masculins.
Quant aux jeunes, il n'est pas facile de les faire venir, étant très occupés par leurs études et par d'autres activités sportives. Mais certains, tout de même, se prennent au jeu. Et perpétuent cette activité associée aux Pays-de-la-Loire, et classée à l'inventaire du patrimoine immatériel par le Ministère de la Culture.
Voir le site de la fédération de boule de fort