Texte extrait
du site : http://www.gougnies.be/dossiers/dossier-38.html
"La
« britche » est un jeu qui, par certains de ses aspects
peut faire penser au golf ( imaginez donc un « green »
aux Hayettes !) au base-ball ou, pour rester wallons, à la
balle au tamis. On l'a joué vraisemblablement jusque dans
les années 30.
Le
matériel nécessaire consiste en un tronçon
d'une quinzaine de centimètres d'un manche de brosse effilé
à ses deux extrémités et en un bâton
d'une cinquantaine de centimètres.
Un grand espace rectangulaire est délimité ... le
plus loin possible des fenêtres des maisons.C'est à
l'intérieur de ce périmètre que la partie va
se jouer.
A
Gougnies, les dégagements à la jonction des rues des
Hayettes et de Sart Eustache ainsi que devant « la maison
de l'instituteur» étaient particulièrement prisés.
Le
jeu se dispute entre deux équipes de deux partenaires. Chacune
est composée d'un « lanceur » et d'un «
intercepteur ». A l'une des extrémités du terrain,
un premier lanceur frappe la briche sur l'une de ses pointes, ce
qui a pour effet de lui imprimer un bond. Il s'agit alors, tant
qu'elle est en l'air, de la frapper à nouveau afin de l'envoyer
le plus loin possible vers le fond du terrain. Là où
elle tombe il faut à nouveau la relancer selon le même
processus... même si elle s'est immobilisée de façon
contrariante. On a droit à trois tirs... sauf si l'intercepteur
de l'équipe adverse est parvenu à se saisir de la
britche en vol. Si c'est le cas, la main passe à l'équipe
qui l'a interceptée et le jeu recommence.
Si
l'on réalise, sans anicroche, trois tirs, rien n'est encore
gagné : encore faut-il que l'équipe prétendant
à la victoire estime en nombre de bâtons la distance
entre le point de départ et l'endroit où la britche
a finalement échoué. Il faut avoir l'il car
le nombre de bâtons annoncés sera celui de points gagnés,
mais si l'on a été trop optimiste et que l'étalonnage
révèle un seul bâton de trop, tout est perdu!
Ce
jeu se jouait aussi dans la région liégeoise puisque
le dictionnaire liégeois de Jean Haust, d'où est tirée
cette illustration l'évoque. A Liège, on l'appelait
la « brîse » et à Huy la « bètch
».
Il
se joue également chez nos voisins picards."